Il ne pleut que sur toi!

En cette fin de matinée, les nuages s’accumulent et s’assombrissent.
C’en est déjà fini de notre balade d’après-midi.
J’observe dehors et je me surprend à penser à un nuage particulier.
Un nuage tout petit et très gris!

Vous ne me croirez peut-être pas. Moi, je l’ai vu plusieurs fois. Il se tient au-dessus de quelqu’un. Il l’efface lentement de chagrin.
On se retourne. On voit le nuage, au-dessous rien. On ne se rappelle déjà plus. On se demande s’il y avait bien eu quelqu’un.

Je le vois, de temps en temps, dans la foule, accroché à un passant.
Un passant triste et lent!
Le lendemain il ne vient plus au bar où il allait souvent.

Maintenant, je ne regarde plus le ciel, ou plus vraiment. J’essaie d’éviter. Quand la pluie ruisselle sur un chaland particulier, là, je lève les yeux et j’affronte le nuage pour qu’il ne puisse pas voler toute une identité!

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Lettre à Pierre n°5!

Ton souvenir, en moi, est entier. Tes gestes, ton attitude, ton parler, je n’ai rien oublié!

J’entends encore ta voix, ton humour décalé. Tes « Ah Bin, Beau! », quand je merdais un truc. Tu ne me ratais pas. J’adorais ça! C’était la réponse du berger à la bergère!

Tes « Allô, c’est Pierre! », je les entends comme avant!

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