Il ne pleut que sur toi!

En cette fin de matinée, les nuages s’accumulent et s’assombrissent.
C’en est déjà fini de notre balade d’après-midi.
J’observe dehors et je me surprend à penser à un nuage particulier.
Un nuage tout petit et très gris!

Vous ne me croirez peut-être pas. Moi, je l’ai vu plusieurs fois. Il se tient au-dessus de quelqu’un. Il l’efface lentement de chagrin.
On se retourne. On voit le nuage, au-dessous rien. On ne se rappelle déjà plus. On se demande s’il y avait bien eu quelqu’un.

Je le vois, de temps en temps, dans la foule, accroché à un passant.
Un passant triste et lent!
Le lendemain il ne vient plus au bar où il allait souvent.

Maintenant, je ne regarde plus le ciel, ou plus vraiment. J’essaie d’éviter. Quand la pluie ruisselle sur un chaland particulier, là, je lève les yeux et j’affronte le nuage pour qu’il ne puisse pas voler toute une identité!

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Lettre à Pierre n°5!

Ton souvenir, en moi, est entier. Tes gestes, ton attitude, ton parler, je n’ai rien oublié!

J’entends encore ta voix, ton humour décalé. Tes « Ah Bin, Beau! », quand je merdais un truc. Tu ne me ratais pas. J’adorais ça! C’était la réponse du berger à la bergère!

Tes « Allô, c’est Pierre! », je les entends comme avant!

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Three Wishes!

Je caresserais gentiment la casserole ou la soupière qui voudrait bien me donner trois souhaits. Je ne lui coûterais pas cher. Un seul souhait me suffirait. Je veux Pierre!
Si  je l’avais, j’aurais moins froid, en un éclair.

Je cherche La Façon de te dire : Je t’aime, celle qui dit tout.
Si je passe pour un con, je m’en fous.

Si ce voeu se réalisait, je te donnerais les deux voeux qui restent pour que tu en fasses ce qu’il te plaît. Ce ne serait que justice, justice pour Pierre qui n’avait rien fait!

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C’était par les yeux!

Revoir cet iris aux rayons de miel.
Ton iris, aux rayures de toile d’araignée!
Voir renaître la différence de couleurs,
Entre tes yeux blond-foncés!

Je ne veux pas rester sur ces regards de poisson-froid des dernières années.

Tu avais des yeux-radiateurs, des yeux aimant.
Est-ce qu’il n’y avait que moi qui te disait ça?

Même en version plate sur le mur, ton regard me réchauffe à chaque fois.
Tu as laissé de toi, en bas. Tu as laissé quelque chose pour moi!

Mon doux Pierre, mon tout petit à moi!
Ces tout-petits mots ne sont pas creux.
Ils parlent de la façon dont je t’aime.
Je ne peux pas dire plus vrai!

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