Où t’en es-tu allé, Pierro?

Pour moi, il n’y a rien à fêter, rien à célébrer, ce mois-ci.

Mercredi 19 octobre, jour maudit!

Je n’ai rien oublié de ce jour-là. Je me souviens de tout. Le coup de poing dans le ventre, le tsunami dans mon crâne…

La fin de toi, l’horreur absolue!

 

Je t’ai tant regardé, toi. Toi, si seul avec ta souffrance! Je te vois encore. Non, il n’y a rien à célébrer!

Il n’y a Rien à oublier!  Juste te garder, avec nous, comme tu étais.

 

A l’époque, quand je t’ai pris avec moi, une chanson de Félix Leclerc, « Petit Pierre », m’était revenue. Elle a tourné souvent dans ma tête. Je t’en ai chanté bien d’autres, de ton vivant, mais pas elle!

Je vais te la chanter. Je ne chante pas trés juste, tu le  sais, mais c’est de tout coeur.

 

 

 

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Lettre à Pierre n°1

Aujourd’hui, je commence doucement à reprendre vie. Le mal de toi me gouverne totalement encore. Mais, pourtant, c’est lui qui me parle le plus de toi, Pierro. J’ai reconnu un de mes sourires amusés quand tu merdais un truc. J’ai eu de nouveau cette sensation dans les moments doux-amers. Tu ne faisais plus semblant. Je refuse de le faire.  Je n’accepte pas que tu sois condamné au néant. Ne t’étonnes pas si je te reste fidèle. Je t’aime, Pierre.

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Au Fond des Bois!

Je suis retourné, cet été, à l’étang  où j’allais quand j’étais gosse, le coeur de mon domaine d’enfant.

Pas de bruits d’humains, pas d’humains, que des bestioles et l’étang. Un moment de paix terrible!

                                J’aurais aimé te dire:                                        « Tiens. Je te donne tout ça, c’est à toi. »

 Je t’ai vu, pendant un moment, allongé de l’autre côté de l’arbre, machonnant un brin d’herbe. On serait restés là jusqu’à la tombée de la nuit, c’est probable.

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T’entends le coucou, Pierro?

Assis du haut du balcon, je regarde…
C’est le printemps que je vois!

Je regarde le printemps ce matin. Ça pousse, ça vit, ça bouge à tous les étages! Je voudrais que tu vois ça.

C’est une des plus belles choses que je t’ai donné, Pierre, je crois. Du balcon, on suivait tout ça!

J’ai toujours autant le mal de toi. Mais c’est beau, c’est beau même sans toi!

Je voudrais que tu sois là, mon tout petit à moi.

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Ecoute cette chanson, mon grand!

Je savais bien te parler quand t’étais là!

Là, c’est plus dur. Je rame un peu et j’ai mal encore. Je suppose qu’il va me falloir du temps pour mûrir mes textes.

En attendant, je te passe une chanson qui me parle. Ecoute  la jusqu’au bout, s’il te plait.  Je t’embrasse,  Pierro!

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Ca fait un an, Pierro!

On a cessé très vite de parler de toi. On se voit, mais on ne parle pas de toi. C’est comme si tu n’étais pas seulement mort, mais que tu n’avais pas existé vraiment! C’est bizarre.

Moi, je voudrais qu’on te célèbre. je voudrais qu’on parle de ce qui te caractérise, de ce qui faisait Toi!

Je voudrais beaucoup dire le respect et l’estime que j’avais, que j’ai pour toi, Pierre. Oh, ça!

 

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De nouveau l’été, les vacances!

 

Ton dernier été n’a pas été facile, Pierre.

On a passé presque tout notre temps ensemble. On s’est dit tout ce qu’il y avait d’important à se dire et on s’est serré fort. On a eu des moments bien, ensemble. Beaucoup même!

                             C’était ton dernier été, à toi, Pierro!

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