Il était une fois…



Je t’envoie mon souffle,
Pour te déglacer.
Des mots de ma bouche,
Pour t’en amuser.

Mes yeux sont serpents,
Ma voix te torpille.
Ton souffle est absent
Et tes yeux s’embrillent.

Je crée doucement
Un bel univers.
Faut qu’il soit probant,
Un peu à l’envers.

Tu viens de bailler,
Mais tes yeux me sondent.
Je dois continuer
A te bâtir un monde!

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Il n’ a jamais disparu!




Ce petit cœur en souffrance,
Au fond d’un gamin perdu,
A peine sorti de l’enfance
Et qui dit: Je n’en peux plus!

Ce petit homme qui s’épanche,
J’en suis addict convaincu.
C’est au soleil du dimanche,
Qu’ensemble, nous avons vécu.

Cet oisillon qui calanche,
Sans jamais avoir déçu,
Je le rejoins, en nuit-blanche.
Il n’a jamais disparu!

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Quand ils nous vivent!


T’es trop fort aux échecs,
C’est pas intéressant.
Tes histoires puent du bec,
Je m’endors tout le temps.

On échange notre fric.
Tiens. Moi, j’ai zéro franc.
Je sais, tu dis Bernique.
Je l’entends à tes dents.

Mais, le trésor public,
Tu sais que c’est maman.
Peaufine bien ta réplique,
Joue pas les indigents.

Merci pour le conseil
Et pour garder tes gants!
Les échecs, c’est pareil,
Je nous sers du brûlant.

Les échecs nous isolent,
Je te parle d’un truc.
Tu mets mon roi au sol
Et me caresses la nuque!

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Là, on dirait des sardines!


J’adore ces petits baigneurs,
Petits matelots de marine.
Je les vois affronter leur peur,
En se serrant fort les narines.

J’adore les petits auteurs
De cette jolie blague de vermines
Qui nous a mis en fureur.
Ils sont là, serrés en sardines!

J’adore les petits acteurs,
Au grand parloir de la cuisine :
« T’as vu comme j’ai pas eu peur.
Demain, c’est moi qui te lamine. »

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