A te regarder dormir!

Je sais que tu rêves. Cela se voit.

Tu rêves d’un sommeil animal. Les bruits que tu émets, les petits soubresauts secrets qui t’agitent par moment sont comme un fanal pour aller vers toi!
Ta main chasse un insecte dérangeant, pourtant absent, de ton visage. Et cette légère sueur d’un front qui travaille!

Rien ne me dit que ton rêve est heureux. Rien du tout!

Je vois dormir un corps animal. Je ne te reconnais pas. Animal qui n’aurait jamais eu de voix! Son âme muette vit aux éclats.
L’air gonfle tes côtes, sans à-coups. Ta bouche exprime sa brise!
Tu es là et tu es ailleurs!

Je m’entends dire à mi-voix:

« Voilà un rêve sans peurs. Partons! Laissons-le dormir. »

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Addict!

( à chantonner)

Toi et tes lorgnettes,
De chaume couvertu.
Ta moue, tes lunettes
M’ont vite convaincu!

Tes deux phares, en plein air,
Enrayonnent d’autant plus
Qu’au jeu de la lumière,
Ils sont vairons et plus!

Leurs regards sincères
M’ont vite corrompu.
Aux doux-beaux yeux de Pierre,
Suis addict convaincu!

En berne et éphémères,
Je les vois d’autant plus
Que dans toute cette affaire,
C’est eux que j’aime le plus!

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Pierro la Lune!

Ton chien hurle à la lune;
Je m’demande bien pourquoi.
Est-ce une règle commune?
Il devient loup, je crois!

Ton chien hurle à la lune;
Je m’demande bien pourquoi.
Serais tu sur la lune?
Est-ce que ton chien te voit?

Serait-ce de l’amertume
Qu’il aurait dans la voix?
La lune est dans la brume.
Le chien ne la voit pas!

Je rêve à Pierro la Lune.
Mais le voilà qui aboie.
Il n’aboie pas pour des prunes.
Je crois qu’il a vu un chat.


Tais toi ou je t’en mets une.
Toi, l’animal qui aboie
Tu veux aller sur la lune?
Je t’y envoie de ce pas!




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Assis, le cul par terre!

Je me rappelle ce dernier automne. Il était beau et brun. Je lézardais au soleil. Tu venais me rejoindre, une bière pour chacun. Assis, dos au mur, ton genou près du mien. A côté de toi, ton chien!

Je te revois à la pêche, ton petit derrière sur une grosse pierre. Le beau gardon scintillant que tu venais d’attraper!

Toi, mon grand, il faudra bien des saisons pour t’effacer.
Toi, mon enfant, tu vas me manquer encore bien des années!

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Le porteur de feu!

Je portais le feu depuis longtemps.
Depuis qu’on m’en avait passé le relais.
Quand tu viens de Néandertal,
Le porteur de feu tu le connais!

Je portais le feu depuis longtemps
Et tu es arrivé.

J’ai porté mon feu vers toi et je t’ai réchauffé.
Jusqu’à ce que s’éteigne ma flamme.
Oh comme j’en ai le regret!

Je voulais être fort comme le fer,
Solide comme le roc, doux comme le duvet.
Tout pour te protéger!

J’ai été le tout le temps d’une traversée.
Toi, tu es parti et je me suis échoué!

Dans les flammes que saigne mon coeur,
Je te tiens chaud à jamais!

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