Je te pleure, encore!


Je pleure encore, des fois,
Enfermé dans la douche.
Et je mords dans mon bras,
Pour faire taire ma bouche.

Si je pleure, à voix basse,
Alors, sans me cacher,
Je te fais des messes-basses.
Je peux rire et pleurer!

Je pleure encore, tout bas.
Et, vas-y, que je mouche!
Ces pleurs, qui sont à moi,
Me lavent comme une douche.

Je pleure encore, parfois,
Vraiment sans y penser.
Mais ces pleurs sont pour toi,
Comme un cadeau donné!

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Mais, où es-tu, Pierre?


J’ai fait le tour des cimetières,
J’ai retourné toute la terre.
Mais, je ne t’ai pas trouvé.


J’ai remonté la rivière
Et fouillé toutes les galères.
Mais, je ne t’ai pas trouvé.

Et puis, j’ai fendu les airs
Pour explorer tout l’éther.
Mais, je ne t’ai pas trouvé.


J’ai accepté ma misère,
Il n’y a plus rien à faire.
Mais, je sais bien te rêver!

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De ces êtres doux et beaux!


Ces êtres doux et beaux,
Ces si gentils têtards,
On les balance trop tôt,
Dans ce monde de crevards.

Ils veulent ton attention
Et ils sont pleins d’espoir.
Tu les laisses, sans raison,
Et ils tombent dans le noir.

Ces êtres doux et beaux,
Ces si gentils têtards,
On n’écoute pas leurs mots,
On les laisse au placard.

Et quand ils sont ados,
Ce vilain désespoir,
Qui leur colle à la peau,
Atrophie leurs nageoires.

Ces êtres doux et beaux,
Ces si gentils têtards,
On les balance trop tôt,
Dans ce monde de crevards.

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Sur une terre étrangère!


On n’est plus que deux, sur terre.
On marche, mon enfant et moi.
La terre est un vrai cimetière,
On ne compte plus jusqu’à trois.

La terre est un four solaire,
Réversible pour le froid.
Si la terre tourne à l’envers,
On essaie de marcher droit.

Mon enfant est mort, hier,
Si mal protégé du froid.
Mon môme est parti, hier.
Je n’avance que de guingois.

Il n’y a plus que moi, sur terre.
Cela fait de moi un roi.
Sur cette terre étrangère,
Moi, je vais, à petits pas!

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Assis dans l’escalier!


Assis, dans l’escalier, on avait des discussions très privées.
On s’asseyait souvent dans l’escalier, quand tu étais vivant,
Pour prendre le soleil ou prendre le frais, selon le moment.
Pour prendre l’air, glander et rester bien protégés du vent!


Quand j’avais ton âge, ta mère nous mettait du Bob Dylan.
On descendait boire le café, dans l’escalier, la vie d’avant.
On discutait, on prenait le frais, comme nous, exactement.
Moments tranquilles, pas de peur sur la ville, c’était avant.

J’ai fait le lien, je t’ai parlé de ta mère, on a vécu l’instant.
Pour ton anniversaire, je t’offre toute ma mémoire d’elle.

En ce début d’année, mes vœux seront pour toi, pour elle.
« Puissiez-vous être heureux, vous deux, pour longtemps
. »

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Pendant l’été!


Tu viens me chercher au boulot et je sors, un peu plus tôt.
Toi, charolais et moi, poisson. Bonjour et on file au resto.
Après, c’est sieste près du ruisseau, Jamal te cale ton dos.

On glande, puis on y va. On a un truc à faire et on remet ça.
Dos calés au mur et toi contre moi. Mon jardin protège cela.
Depuis deux jours, tu vas bien. On profite, ensemble, de çà!

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