Si tu savais, Pierre !

Des paroles pour la chanson de Quentin.
C’est ton frère qui en écrira la musique.



Nos voix parlaient du temps
Et de choses légères.
Mais sur les sentiments,
On y allait pépère.

Si tu avais su, vraiment,
Comment je t’aimais, Pierre,
Aurais-tu pu, plus longtemps,
Rester sur cette terre ?

Ça se passe en dedans,
Les échanges entre frères.
On se parle vraiment,
Parce qu’on peut se taire.

Si tu avais su, vraiment,
Comment je t’aimais, Pierre,
Aurais-tu pu, plus longtemps,
Rester sur cette terre ?

Revient alors le temps
Où on faisait la paire.
On ne triche plus vraiment,
Quand on est entre frères.

Si tu avais su, vraiment,
Comment je t’aimais, Pierre,
Aurais-tu pu, plus longtemps,
Rester sur cette terre ?

On fait un, pour un temps.
Rien ne nous désespère,
Quand on passe un moment,
Aux côtés de son frère !

Si tu avais su, vraiment,
Combien je t’aimais, Pierre,
Aurais-tu pu, plus longtemps,
Rester sur cette terre ?

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Lettre à ton pote!



Tu sais de qui je parle,
Sans avoir à penser.
Je sais que tu en parles,
Toi aussi, de ton côté.

Nos cœurs saignent, tous deux,
De cette flèche meurtrière
Qui nous rend malheureux
Quand on pense au petit Pierre.

Entre mon cœur, le tien,
Il sait se partager.
Le voilà qui revient,
Tu dois être trop occupé.

Nos cœurs gardent, tous deux,
La belle flèche enchantée
De ces moments heureux,
Seul avec lui, partagés!

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Les quatre frères!


Moi, j’ai quatre enfants.
Un mort, trois vivants!

J’ai, comme avant, mes quatre mômes,
Même si l’un deux est transparent.
Même si l’un d’eux est un fantôme,
J’ai, pour toujours, mes quatre enfants.

J’ai tous mes trésors.
Trois vivants, un mort!

C’est peu dire que j’aime mes mômes,
Leurs rires m’attirent, tel un aimant.
Vers mon petit Pierre, le fantôme,
Je crie, à m’en arracher les dents.

Moi, j’ai quatre enfants.
Un mort, trois vivants
!

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Lettre à Pierre, n°9 !



Dans le nid que je t’ai construit,
Pour réchauffer un peu ta vie,
J’entends parfois ton gazouillis,
Heureux d’y trouver du répit.

Ça, c’était la vie d’autrefois,
Quand je servais mon enfant-roi.
Des fois, on a rit aux éclats.
Souvent, on a pleuré tout bas!

Maintenant que tu es parti,
Je devrais délaisser le nid.
Mais, quand l’angoisse me rétrécie,
Moi aussi, j’y trouve un abri.

Je me dis que c’est la vie-loi
Et je me dis que c’est comme ça.
L’hiver, un jour, s’arrêtera.
Je vis et je te garde en moi!

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You stand by my side!



Quand je rêve de t’adresser
Autre chose que des larmiches,
Ta photo, au mur collée,
Me regarde et me rend riche.

Je plonge dans tes yeux dorés,
Je me dis qu’on a du bol :
On peut encore échanger,
Sans tremper dans le formol!

Tu dis que le cœur de Pierre
Est resté à mes côtés.
Alors, pour te satisfaire,
Je vais cesser de pleurer.

Puisque ton geste fatal
M’a semblé nous séparer,
Je devais regarder mal,
Ou bien du mauvais côté.

Quand je t’imagine ici,
Tu te magnes de rappliquer.
On rigole de mes conneries,
Je vais nous faire un café!

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