Dans mes yeux d’effraie!



Je le sais bien, désormais,
Mes yeux ne sont pas étanches.
Ce sont les yeux d’un effraie
Qu’on a cloué sur sa planche.

Et si mon enfer est vrai,
Il est là, sur cette planche.
L’eau qui découle, à grands jets,
File vers la mer qui se penche.

Je suis comme cet effraie
Qu’on a fixé sur sa branche
Et qui pleure, à tout jamais,
Son oisillon, son dimanche!

Oh, si mon enfer est vrai,
Il est là, sur cette branche,
Face à ces champs de regrets,
Devant cette mer de navrance.


Facebooktwitter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Merci de compléter le CAPTCHA. Vous devez recopier les chiffres dans le champs de saisie. S'il y des cases avec des dés, il faut les compter et saisir le résultat.