Le soir de Noël, ensemble!

Ce soir, c’est pause dans le morose. Plus de tristesse!

Ce soir, j’allume le feu dans l’âtre et lance la cuisson dans le four. Le petit sapin, entouré de paquets rouges, scintille dans un coin.

Ce soir, je sais que j’aurai plaisir à t’avoir avec moi. Je sais que tu seras content d’être là! Si tu es en forme, ce sera la fête. Si tu ne l’es pas, je m’occuperai de toi.

Le paquet oblong, sur le côté! Celui-là, il est pour moi. Je sais ce que c’est. Je sais qui l’a mis là. Je sais que je vais aimer. Si j’y touche un peu trop, ce soir, il y a des chances que je me mette à beaucoup parler!

Bon Noël, mon grand! A la nôtre! Je t’aime, Pierre!

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Père Boniface !

(Pour ton Neveu!)

C’est trop injuste!

Père Boniface a trois moineaux.
le Gros-Léo, le Grand-Jacasse
Et le petit Caliméro!

Père Boniface et ses marmots
Existent bien, vivent et se cachent
Dans une maison pleine de cageots.

Quand Boniface se gratte le dos,
Le Gros-Léo lui tient la glace.
Mais, où est donc Caliméro?

Quand Boniface regratte son dos,
Aussitôt l’aide, le Grand-Jacasse.
Mais, où est donc Caliméro?

Caliméro est un Couinou,
Cache ses yeux derrière ses genoux.
Sous sa coquille, il vitupère.
Et c’est bien tout ce qu’il sait faire.

Ses frères l’appellent Calicouinou!
Mais où vas-tu, Calicouinou?
Alors, il se met en colère.
Et c’est ça qui fait rire ses frères.

Père Boniface aime ses p’tits loups.
Et, il adore Calicouinou!

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Un souvenir donné au vent!

Je me souviens qu’à la mort de ma mère, pour déménager son appartement, Mathieu est venu m’aider. Il est venu avec ses petits frères.

Dans ses petits frères, il y avait Pierre. Bon dieu, comme il a bossé! Il était venu pour aider. Il était tout petit, mon bonhomme. Mais là, il a donné!

En vrai petit homme qu’il était, il s’attaquait aux armoires, à la machine à laver. Pour les combats, il était là, Pierre! Il s’est vite retrouvé chef de chantier! Il était tellement dans nos pattes, qu’on avait peur de l’abîmer.

Il n’y a que quand on a fini le chantier, que c’était dit, qu’il a recommencé à respirer. A respirer et à déconner!

J’ai, moi, mon petit gars, des raisons à te remercier!

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Mon Précieux!

Mon petit trésor sur pattes!

J’ai aimé beaucoup de gens.
Avec toi, ce n’est pas pareil, mon enfant :
« Aimer, ça ne se conjugue qu’au présent. »

Qui a dit : « Quand on se donne, on ne se reprend pas. »?
Je crois bien que c’est moi.

Ce qui me manque, je peux l’énumérer.
A quoi bon, puisque cela fait un tout :
« Ce que tu es pour moi, Pierre! »

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Angelot, Angelet puis Ange!

Un texte sans Grimm, sans frime, mais avec ma fidélité.
Parler de toi, ça me démange, tant il y a à raconter.

D’où venait cette rage étrange qui s’emparait de moi, quand je te sentais menacé. Lâches Pierre, sale bête! Sinon, tu vas le regretter.

Tu as quitté la peur, cette angoisse avec son alfange, qui voulait lentement, tout vivant, t’avaler. Cette bête cruelle qui, à tes dix huit ans, s’est faite adversaire déclarée! Je l’affronterais, avec joie, si je devais la croiser. J’essaierai de la tuer, même si je devais y rester!

Ceux qui t’aiment toujours,
Quand ils parlent de toi,
Te racontent tout amour,
Gentillesse et humour!
Ils voient en toi un ange.
Et moi, mon enfant-roi,
Je ne suis que louanges
Quand je parle de toi!

Quittant cette fange d’ ici-bas,
Tu as dit, en un rêve étrange,
A un de tes amis à toi,
Que, là où tu es, tu es bien.
Même si c’est vraiment un peu loin!
Moi, je le veux pour toi, mon ange!

Je ne crois pas à l’au-delà.
Même si parfois, en moi, ça change.
Je te vois, tout près de ta mère,
Là où tu voulais être, Pierre!

Fragile, sensible et docile,
Mais un vrai homme, pour le moins!
Ta vie ne fut pas facile,
A ton image et c’est bien!

 

J’espère que tu es rentré chez toi.
Mon doux Pierre, mon tout petit à moi!

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